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Nov20

Un don précieux pour Repartir

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Mercredi 9 novembre, alors que les derniers bénéficiaires de la journée venaient juste d’être servis et que l’équipe de bénévoles assurait la fermeture de l’épicerie sociale, les membres du conseil d’administration de l’association Repartir de Lauterbourg ont eu le plaisir d’accueillir le maire de Mothern Marie-Bernadette Butzerin, qui n’était pas venue les mains vides.

rep1116L’Amicale des maires de la Plaine du Rhin avait en effet décidé d’allouer, comme il y a quatre ans, un don à l’association Repartir pour lui permettre de faire face aux besoins grandissants des familles en difficulté. Elle a aussi attribué, dans le cadre d’une action « jus de pomme », un don de 500 euros au Mont des oiseaux de Weiler, qui accueille des enfants et adultes polyhandicapés. C’est donc d’une grande solidarité dont fait preuve l’amicale, les familles et les malades concernés étant localisés un peu partout dans l’ex-arrondissement de Wissembourg, et pas seulement dans la Plaine du Rhin. Marie-Bernadette Butzerin a été accueillie par le président de Repartir Edmond Gross et son équipe. Ce dernier a expliqué la situation difficile et angoissante dans laquelle se trouve l’association, cherchant des financements pour aborder sereinement le futur et pérenniser les actions pourtant vitales aux bénéficiaires qui sont de plus en plus nombreux. L’association, a expliqué Edmond Gross, est notamment mise en péril par la fusion récente de deux intercommunalités qui, depuis, ne versent plus de subvention (environ 10 000 euros au total jusqu’à présent), faute de trouver une procédure commune et satisfaisante pour toutes les parties. L’urgence est pourtant bel et bien vécue et la souffrance subie par des familles de ces secteurs, mais la solidarité sociale ne semble hélas pas être une priorité. L’association en péril faute de subventions C’est dans ce contexte que Marie-Bernadette Butzerin a remis le chèque de 1 500 euros au président de Repartir. Très ému, Edmond Gross a vivement remercié la présidente et l’Amicale des maires. Il a expliqué que ce don permettra de remplacer un réfrigérateur à portes vitrées, qui avait déjà subi une panne, et de continuer à assurer les prestations essentielles de l’épicerie sociale. Dans la petite salle où se réunit d’habitude le conseil d’administration, une petite collation, préparée lors des ateliers de redynamisation organisés par l’association à l’intention de ses bénéficiaires, a permis à Marie-Bernadette Butzerin et aux membres du CA de l’association de partager des réflexions sur la solidarité autour d’un verre de l’amitié.

 
Nov13

Atelier Parole et Ecriture

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L’association se fixe comme objectif d’aider les personnes et familles en situation précaire. Dès que le dossier de ces dernières est accepté par la commission, elles ont accès notamment à l’épicerie sociale, mais s’engagent aussi à participer à des activités d’insertion, dits ateliers de redynamisation.

Une fois par mois se déroule, un jeudi après-midi de 14h à 15h30, l’atelier de redynamisation « Parole et Ecriture». La configuration des locaux de l’épicerie ne permettant pas de réunir dans une stricte intimité le petit groupe, la séance s’est tenue dans une grande salle de classe située en annexe du bâtiment de l’épicerie. Lors de cette réunion, ce 9 juin, les animatrices Sylvie Foell (spécialisée dans les rencontres débats sur le travail, l’économie et toutes les conséquences sociales en découlant)  et Cécile Hausswirth ont commencé par accueillir les 6 participants. Les tables ont été positionnées de façon à ce que chacun pouvait voir tous les autres, aujourd’hui en triangle fermé.

Comme un participant était là pour la première fois, Sylvie a rappelé que ces ateliers sont des moments d’humour, mais aussi de pleurs, des moments de joie et partage comme de profonde tristesse. Elle a rassuré à plusieurs reprises l’auditoire : ce qui est dit ici n’est pas rapporté, ne sort pas et tout peut être dit. Et comme l’affirmera plusieurs fois D., une participante habituée, en pointant l’intérieur du triangle fermé : « là, c’est le crachoir ». A savoir qu’on peut y déverser ses paroles, propos, réflexions et colères !

En invitée pour cette séance, Annie, qui a animé un atelier « poterie » il y a plusieurs mois, est venue rendre leur dû aux participants. Elle a expliqué les conditions dans lesquelles cet atelier s’est fait (notamment les yeux fermés) et les consignes  qu’elle avait données. Elle a étalé les poteries créées, toutes différentes. Deux participantes ont fait part de leur très fort ressenti au moment de ce travail de la boule de terre, les sensations et émotions perçues, leur très grande satisfaction. Une rapide analyse a permis d’en déduire que la forme de la poterie est révélatrice de l’état d’esprit de son créateur. Ainsi, alors que tous avaient reçu les mêmes consignes, certaines étaient repliées sur elles-mêmes tandis que d’autres étaient plus ou moins évasées. A l’image, comme l’a laissé entendre A.,  de celui qui a travaillé la terre.

De fil en aiguille, Annie a pu cheminer dans ses explications jusqu’à la cuisson de ses poteries et leur émaillage. Après avoir récupérés leurs petits chefs-d’œuvre, les participants ont découvert le nom de cette technique du raku, ce qui signifie le « bonheur dans le hasard » en japonais.  Sur ce, les animatrices ont repris la parole pour demander aux participants de s’exprimer par écrit, comme très régulièrement dans ce genre d’atelier, sur cette traduction. Le bonheur ? Le bonheur dans le hasard ? Le hasard ? C’est quoi ?

Au bout d’un petit quart d’heure de réflexion, la parole a alors vraiment pris son envol. Le nouveau R., très réservé au départ et se demandant probablement ce qu’il faisait là, pouvait s’imaginer (et l’a dit) ce qu’était le bonheur pour lui, mais le hasard là dedans, il ne voyait pas. Ses galères répétées, ses ennuis de paperasse, l’absence de CMU, avoir dû se défaire du portable, de la voiture, etc., il ignore si c’est le hasard, mais dans les ennuis il est jusqu’au cou ! Pour une autre, c’est des « petites choses cueillies au jour le jour » ou « la liberté d’être » ; un autre parle d’être « maître de soi », de l’amour, des enfants. Chaque petite phrase en bouscule une autre, une émotion chasse une colère (notamment contre le Pôle Emploi ou contre l’Europe) et vice-versa. Mais, au milieu de toutes ces  difficultés évoquées avec pudeur pour les uns, délicatesse pour les autres, rudesse pour les derniers, on trouve aussi des paroles de réconfort et des encouragements. C’est aussi un moment de solidarité mutuelle : l’astuce de K. redonne un peu d’espoir à R. et les mots de S. vont droit au cœur de D. C’est là tout le pouvoir de la parole ! 

parole

Mis à jour ( Dimanche, 13 Novembre 2016 09:36 )
 
Mai20

Partenariat avec un supermarché

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Mardi 10 mai a eu lieu l’assemblée générale annuelle de l’association Repartir, basée à Lauterbourg. Cette année, c’est la commune de Rittershoffen qui a mis à disposition de l’association un des locaux de la nouvelle salle des fêtes.rep1

Le président de l’association Edmond Gross a ouvert la séance devant un auditoire d’une bonne vingtaine de personnes, en remerciant tout d’abord la municipalité pour le local et l’accueil. Il a invité la salle à respecter une minute de silence en mémoire des bénévoles de l’association décédés.

L’activité de Repartir en 2015 est restée centrée sur ses fondamentaux, à savoir l’épicerie sociale et les ateliers de redynamisation. Si une légère baisse en nombre de familles aidées a été constatée, le tonnage en « denrées » est resté équivalent. En septembre dernier s’est concrétisé un partenariat avec Carrefour Market de Scheibenhard qui écoule ainsi les invendus. Une réflexion a par ailleurs été entamée sur le nombre de passages en épicerie de chaque famille bénéficiaire.

Épicerie sur rendez-vous

La vice-présidente Martine Sutter a rappelé que les salariés et bénévoles ont avant tout assuré un rôle de distribution de denrées et d’animation. Les membres du bureau se sont réunis 25 fois pour statuer notamment au cas par cas sur l’admission des bénéficiaires. Et les membres se sont investis dans diverses actions comme les visites de l’épicerie sociale, la participation au marché de fruits et légumes mis en place par le Centre communal d’action sociale à Soultz-sous-Forêts, les collectes alimentaires à Seltz et Roeschwoog (à l’occasion de la collecte nationale des Banques alimentaires), une opération « bol de riz » à Seltz, un concert caritatif à Niederroedern, des services assurés lors de fêtes.

L‘animatrice Cécile Hausswirth a témoigné de ce qui se passait dans les ateliers « parole et écriture » (propice à une mise en confiance, un regain d’estime de soi, du fait d’un travail en très petit groupe). Cyrille Frath a évoqué pour sa part l’atelier « cuisine » dont le principe est de préparer des repas, à moindre coût, à partir des aliments disponibles ce jour-là à l’épicerie.

La conseillère Esthel Spiegel a expliqué que l’épicerie fonctionne désormais uniquement sur rendez-vous, ce qui semble être apprécié par l’ensemble des bénéficiaires. Le coin-bibliothèque est bien fréquenté. Des ventes de vêtements d’enfants ont aussi eu lieu.

Enfin, tout bénéficiaire admis à Repartir doit prendre un certain nombre d’engagements, comme payer sa facture d’électricité ou son loyer, et participer à un certain nombre d’ateliers de redynamisation. C’est bel et bien un contrat qui est négocié entre l’association et le bénéficiaire, lors de deux rendez-vous individuels.

Manque d’animateurs pour trois ateliers

Parmi les ateliers de redynamisation, l’atelier « santé », animé par un médecin du RESI (relais emploi santé insertion), a été réalisé sept fois, l’atelier « tricot » a eu lieu douze fois et l’atelier « créatif » 21 fois. En revanche, trois ateliers n’ont pas pu fonctionner, faute d’animateurs : « couture », « premiers secours » et « informatique ». Enfin, Esthel a rappelé que le transport des bénéficiaires devant se rendre à l’épicerie sociale est assuré par Mobilex ou l’association elle-même, selon certaines conditions.

La trésorière Marie-Rose Grossmann a présenté le rapport financier de l’exercice 2015. En réponse à une interrogation sur le montant des subventions (et de fait le non-versement d’une subvention par la communauté de communes de l’Outre-Forêt), le maire de Soultz-sous-Forêts Pierre Mammoser a expliqué que, lors de leur fusion, les deux intercommunalités précédemment opérationnelles avaient des pratiques différentes vis-à-vis de l’association, que le nouveau secteur était irrigué par plusieurs épiceries sociales différentes, que le nouveau Centre intercommunal d’actions sociales, en création, doit être l’interlocuteur unique pour l’ensemble des acteurs et intervenants et qu’une mise en cohérence était encore en cours de clarification. Le rapport financier et le budget prévisionnel de l’exercice 2016 ont été approuvés.

Sur la proposition du président Edmond Gross, certains membres du conseil d’administration ont été renouvelés. Le montant de la cotisation, lui, est maintenu à 16 € par an.

En fin de séance, le maire de Rittershoffen Daniel Pflug, qui a eu plaisir à accueillir chez lui l’association, a estimé que les différentes structures existantes et fonctionnant différemment ne doivent pas empêcher d’évoluer et « d’être plus proches des gens dans le besoin en multipliant les points de distribution », qui pourraient d’ailleurs être gérés par une seule association. Le responsable de l’équipe territoriale médico-sociale de la Bande rhénane Fabien Luschnat (conseil départemental, Utams nord) quant à lui, a très officiellement remercié Repartir pour le travail exemplaire accompli.

Edmond Gross a lancé un appel à toutes les bonnes volontés, bénévoles ou animateurs, avant de clore l’assemblée générale et d’inviter les participants à partager le verre de l’amitié.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2016 20:17 )
 
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