Vous êtes ici : Accueil

Association Repartir

Dernières publications

www.association-repartir.com
Déc17

Une parenthèse de réconfort

Envoyer Imprimer PDF

rep1

Samedi dernier, l’association Repartir a organisé la fête de Noël destinée aux bénéficiaires de l’épicerie sociale et aux participants des ateliers de dynamisation.

Dès 14 h 30, le président Edmond Gross et une partie des bénévoles ont accueilli leurs invités dans la salle Sicurani, annexe de la salle polyvalente de Beinheim, où les tables étaient préparées et garnies et où un sapin joliment décoré scintillait, des rangées de jouets déposés à son pied.

Si les 78 familles bénéficiaires de l’épicerie sociale (depuis le 1er juillet) ont toutes été conviées, 22 seulement, soit une soixantaine de personnes, dont de nombreux enfants, ont pu se déplacer pour participer à la fête.

Dans son mot de bienvenue, Edmond Gross a rappelé, en quelques mots de réconfort, que Noël est la « fête de la paix à laquelle nous aspirons tous », avec notamment « l’attente de jours meilleurs » et un espoir : « continuons d’avancer, c’est ensemble que nous arriverons à régler certains de nos problèmes » — un véritable credo pour cette association si proche des familles dans le besoin.

La vice-présidente de Repartir Martine Sutter a ensuite lancé les festivités, en commençant par un goûter. Yannick Brenner de Roeschwoog a assuré avec brio et entrain l’animation musicale durant tout l’après-midi, tant pour faire danser que pour faire chanter.

Danse et loto

rep2Un service ininterrompu de boissons (café, jus d’orange, jus de pomme chaud aux épices, chocolat chaud, etc.) et de pâtisseries (gâteaux de Noël, pains d’épices, brioches, couronnes) et fruits a été assuré par les bénévoles.

La vice-présidente a ensuite fait participer l’assemblée au « Reparto », une sorte de loto-bingo où de nombreux lots ont pu être gagnés.

Vers 16 h 30, le Père Noël a fait son entrée dans la salle, sous les yeux ravis des enfants, impatients de recevoir un petit cadeau. Attentif, il a écouté les chansons que les petits (et grands) ont interprétées sur la musique de Yannick. Les familles ont alors été appelées l’une après l’autre, les parents recevant un cadeau de l’association et chaque enfant pouvant choisir, sous l’œil attentif et bienveillant du Père Noël, un jouet parmi tous ceux que la médiathèque de Seltz a notamment pu collecter lors du récent marché de Noël.

Avant de rentrer chez eux, les participants ont pu évoluer sur la piste de danse, les enfants jouant déjà avec le jeu de leur choix — une poupée par ci, un circuit automobile par là — ou continuant à dessiner sagement dans le coin qui leur avait été réservé.

 
Nov20

Un don précieux pour Repartir

Envoyer Imprimer PDF

Mercredi 9 novembre, alors que les derniers bénéficiaires de la journée venaient juste d’être servis et que l’équipe de bénévoles assurait la fermeture de l’épicerie sociale, les membres du conseil d’administration de l’association Repartir de Lauterbourg ont eu le plaisir d’accueillir le maire de Mothern Marie-Bernadette Butzerin, qui n’était pas venue les mains vides.

rep1116L’Amicale des maires de la Plaine du Rhin avait en effet décidé d’allouer, comme il y a quatre ans, un don à l’association Repartir pour lui permettre de faire face aux besoins grandissants des familles en difficulté. Elle a aussi attribué, dans le cadre d’une action « jus de pomme », un don de 500 euros au Mont des oiseaux de Weiler, qui accueille des enfants et adultes polyhandicapés. C’est donc d’une grande solidarité dont fait preuve l’amicale, les familles et les malades concernés étant localisés un peu partout dans l’ex-arrondissement de Wissembourg, et pas seulement dans la Plaine du Rhin. Marie-Bernadette Butzerin a été accueillie par le président de Repartir Edmond Gross et son équipe. Ce dernier a expliqué la situation difficile et angoissante dans laquelle se trouve l’association, cherchant des financements pour aborder sereinement le futur et pérenniser les actions pourtant vitales aux bénéficiaires qui sont de plus en plus nombreux. L’association, a expliqué Edmond Gross, est notamment mise en péril par la fusion récente de deux intercommunalités qui, depuis, ne versent plus de subvention (environ 10 000 euros au total jusqu’à présent), faute de trouver une procédure commune et satisfaisante pour toutes les parties. L’urgence est pourtant bel et bien vécue et la souffrance subie par des familles de ces secteurs, mais la solidarité sociale ne semble hélas pas être une priorité. L’association en péril faute de subventions C’est dans ce contexte que Marie-Bernadette Butzerin a remis le chèque de 1 500 euros au président de Repartir. Très ému, Edmond Gross a vivement remercié la présidente et l’Amicale des maires. Il a expliqué que ce don permettra de remplacer un réfrigérateur à portes vitrées, qui avait déjà subi une panne, et de continuer à assurer les prestations essentielles de l’épicerie sociale. Dans la petite salle où se réunit d’habitude le conseil d’administration, une petite collation, préparée lors des ateliers de redynamisation organisés par l’association à l’intention de ses bénéficiaires, a permis à Marie-Bernadette Butzerin et aux membres du CA de l’association de partager des réflexions sur la solidarité autour d’un verre de l’amitié.

 
Nov13

Atelier Parole et Ecriture

Envoyer Imprimer PDF

L’association se fixe comme objectif d’aider les personnes et familles en situation précaire. Dès que le dossier de ces dernières est accepté par la commission, elles ont accès notamment à l’épicerie sociale, mais s’engagent aussi à participer à des activités d’insertion, dits ateliers de redynamisation.

Une fois par mois se déroule, un jeudi après-midi de 14h à 15h30, l’atelier de redynamisation « Parole et Ecriture». La configuration des locaux de l’épicerie ne permettant pas de réunir dans une stricte intimité le petit groupe, la séance s’est tenue dans une grande salle de classe située en annexe du bâtiment de l’épicerie. Lors de cette réunion, ce 9 juin, les animatrices Sylvie Foell (spécialisée dans les rencontres débats sur le travail, l’économie et toutes les conséquences sociales en découlant)  et Cécile Hausswirth ont commencé par accueillir les 6 participants. Les tables ont été positionnées de façon à ce que chacun pouvait voir tous les autres, aujourd’hui en triangle fermé.

Comme un participant était là pour la première fois, Sylvie a rappelé que ces ateliers sont des moments d’humour, mais aussi de pleurs, des moments de joie et partage comme de profonde tristesse. Elle a rassuré à plusieurs reprises l’auditoire : ce qui est dit ici n’est pas rapporté, ne sort pas et tout peut être dit. Et comme l’affirmera plusieurs fois D., une participante habituée, en pointant l’intérieur du triangle fermé : « là, c’est le crachoir ». A savoir qu’on peut y déverser ses paroles, propos, réflexions et colères !

En invitée pour cette séance, Annie, qui a animé un atelier « poterie » il y a plusieurs mois, est venue rendre leur dû aux participants. Elle a expliqué les conditions dans lesquelles cet atelier s’est fait (notamment les yeux fermés) et les consignes  qu’elle avait données. Elle a étalé les poteries créées, toutes différentes. Deux participantes ont fait part de leur très fort ressenti au moment de ce travail de la boule de terre, les sensations et émotions perçues, leur très grande satisfaction. Une rapide analyse a permis d’en déduire que la forme de la poterie est révélatrice de l’état d’esprit de son créateur. Ainsi, alors que tous avaient reçu les mêmes consignes, certaines étaient repliées sur elles-mêmes tandis que d’autres étaient plus ou moins évasées. A l’image, comme l’a laissé entendre A.,  de celui qui a travaillé la terre.

De fil en aiguille, Annie a pu cheminer dans ses explications jusqu’à la cuisson de ses poteries et leur émaillage. Après avoir récupérés leurs petits chefs-d’œuvre, les participants ont découvert le nom de cette technique du raku, ce qui signifie le « bonheur dans le hasard » en japonais.  Sur ce, les animatrices ont repris la parole pour demander aux participants de s’exprimer par écrit, comme très régulièrement dans ce genre d’atelier, sur cette traduction. Le bonheur ? Le bonheur dans le hasard ? Le hasard ? C’est quoi ?

Au bout d’un petit quart d’heure de réflexion, la parole a alors vraiment pris son envol. Le nouveau R., très réservé au départ et se demandant probablement ce qu’il faisait là, pouvait s’imaginer (et l’a dit) ce qu’était le bonheur pour lui, mais le hasard là dedans, il ne voyait pas. Ses galères répétées, ses ennuis de paperasse, l’absence de CMU, avoir dû se défaire du portable, de la voiture, etc., il ignore si c’est le hasard, mais dans les ennuis il est jusqu’au cou ! Pour une autre, c’est des « petites choses cueillies au jour le jour » ou « la liberté d’être » ; un autre parle d’être « maître de soi », de l’amour, des enfants. Chaque petite phrase en bouscule une autre, une émotion chasse une colère (notamment contre le Pôle Emploi ou contre l’Europe) et vice-versa. Mais, au milieu de toutes ces  difficultés évoquées avec pudeur pour les uns, délicatesse pour les autres, rudesse pour les derniers, on trouve aussi des paroles de réconfort et des encouragements. C’est aussi un moment de solidarité mutuelle : l’astuce de K. redonne un peu d’espoir à R. et les mots de S. vont droit au cœur de D. C’est là tout le pouvoir de la parole ! 

parole

Mis à jour ( Dimanche, 13 Novembre 2016 09:36 )
 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  6 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »
Page 1 sur 6